Pascal_penseesDescriptif : Les pensées de pascal sont les notes qu’il avait écrites pour son projet d’apologies du christianisme. La pensée de Pascal reste un chef d’œuvre d’apologétique, montrant autant la grandeur que la déchéance de l’humanité, ramenant à Christ comme seule solution du dillemme humain.  Pascal s’adresse aux libertins et autres agnostiques de son temps, mais sa démarche reste pertinente pour aujourd’hui (comme le montre David Brown dans son petit ouvrage). Un grand classique qui recèle des perles autant dans la méthodes que dans les arguments, qu’il vaut la peine de connaître.

Éditions et disponibilité : Les pensées de Pascal existent en différentes éditions, dont deux au moins sont accessible librement en ligne :

L’édition de Francis Kaplan,  qui est indiquée ici, a cependant le mérite de réordonner les fragments dans un plan qui tient compte des indications de Pascal sur la manière dont il comptait structurer son œuvre. Elle a le mérite de donner une suite logique aux différents arguments, et de montrer la cohérence de la pensée de pascal.

Niveau : confirmé

Pascal, B., Pensées, Kaplan, F. (Ed.), Cerf, 1982

Citations :

“Car enfin si l’homme n’avait jamais été corrompu, il jouirait dans son innocence de la vérité et de la félicité avec assurance ; et si l’homme n’avait jamais été que corrompu, il n’aurait aucune idée ni de la vérité ni de la béatitude. Mais, malheureux que nous sommes, et plus que s’il n’y avait aucune grandeur dans notre condition, nous avons une idée du bonheur, et ne pouvons y arriver ; nous sentons une image de la vérité, et ne possédons que le mensonge ; incapables d’ignorer absolument, et de savoir certainement ; tant il est manifeste que nous avons été dans un degré de perfection dont nous sommes malheureusement déchus.” p. 235

“Qu’est-ce donc que nous crie cette avidité et cette impuissance sinon qu’il y a eu autrefois dans l’homme un véritable bonheur, dont il ne lui reste maintenant que la marque et la trace toute vide et qu’il essaye inutilement de remplir de tout ce qui l’environne, recherchant des choses absentes les secours qu’il n’obtient pas des présentes, mais qui en sont toutes incapables parce que ce gouffre infini ne peut être rempli que par un objet infini et immuable, c’est-à-dire que par Dieu même.”

“À ceux qui ont de la répugnance pour la Religion, il faut commencer par leur montrer qu’elle n’est point contraire à la raison ; ensuite qu’elle est vénérable, et en donner le respect ; après la rendre aimable, et faire souhaiter qu’elle fût vraie ; et puis montrer par les preuves incontestables qu’elle est vraie.”

Le cœur a ses raisons, que la raison ne connaît point. On le sent en mille choses. C’est le cœur qui sent Dieu, et non la raison. Voilà ce que c’est que la foi parfaite, Dieu sensible au cœur.”