CS-Lewis-Labolition-de-lhomme-185x320Description :
C. S. Lewis commencent en soulignant un problème qu’il voit dans la pensée de son époque : penser que tout jugement de valeur ne parle que de celui qui l’énonce. “Cette chute d’eau est magnifique” signifierait “j’ai des sentiments magnifiques face à cette chute d’eau”, etc. Cette idée revient à dire que le monde en lui-même est absolument dépourvu de valeur. Lewis aborde aussi la question des valeurs morales,et refuse de considérer qu’elles ne soient qu’un produit de la volonté ou des conventions humaine. Pour lui, toute véritable morale présuppose l’existence de valeurs qui ne dépendent pas de l’opinion humaine. Il argumente pour l’existence d’une morale universelle par delà les variations observables. Il aborde aussi l’idée que si la morale n’est que le fruit de l’éducation et de l’expérience, l’on pourrait décider arbitrairement d’une morale à inoculer aux hommes. Il montre que ceux qui décideront de quelle manière conditionner les populations ne pourront le faire que d’une manière indépendante de toute morale, et donc potentiellement monstrueuse. Il attaque enfin une conception réductionniste de l’homme, où le fonctionnement humain serait considéré d’une manière aussi mécanique et désincarnée que l’on considère les objets inanimés. Pour lui, un tel regard conduit à la suppression de l’être humain comme entité libre et responsable, d’où le titre.
Un ouvrage qui ne perd pas son actualité!

 

Niveau : confirmé

C.S. Lewis, L”Abolition de l’Homme, Raphaël, 2000